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 Mobilité ou distance : Village magazine relance notre débat


Source :

Dans sa livraison de Juillet, Village magazine reprend le texte que nous avions publié avec Jean-Claude Maurin sur Adverbe à propos de l’opposition mobilité-distance.

Plus je vois le prix du baril s’envoler, plus je vois le temps perdu en entreprise à cause d’une mauvaise organisation, plus j’entends les lamentations des salariés prisonniers d’un métro-boulot-dodo, plus je me dis que nous sommes dans le vrai…

Et vous, la mobilité vous épate ?

PS : dans le même numéro de Village, un petit papier sur nos amis Lozériens de Bien manger.

 Enjeux et usages du très haut débit dans les zones rurales


Source :

Le Pôle lozérien d’économie numérique organisait donc un colloque le 30 juin, à Mende, sur les enjeux et les usages du très haut débit dans les zones rurales.

J’y participait, aux côtés de Jean-Michel Billaut, alias M. FTTH, et de Jean-François Legrand, directeur de Manche numérique qui intervenait à distance comme moi.

Merci à l’initiateur de ces rencontres, l’infatigable Pierre Ygrié qui s’active depuis des années pour développer sa Lozère. Et j’ai enfin pu mettre un visage sur Laurent Caplat, également témoin dans ce colloque, fondateur de la boutique Bien manger dont j’avais parlé ici.

Le très haut débit est vital pour développer les territoires ruraux. Il peut être une réponse aux handicaps des campagnes pour compenser l’éloignement des cenrtes urbains et des services (santé, enseignement ou culture). Il peut aussi être une réponse à la demande montante dans la population de qualité de vie et de développement durable.

Son déploiement est long et cher. Si en plus il faut pâtir d’une non-prise de conscience des élus locaux, on n’est pas sorti de l’auberge. Merci donc aux Lozériens (et à nos voisins de la Manche) de réveiller les consciences ;-)

 Il n’est de Camembert qu’au lait cru !


Source :

L’institut national de l’origine et de la qualité (INAO) a tranché le 4 juin en faveur de la révision du cahier des charges de l’appellation d’origine protégée (AOP) “Camembert de Normandie” telle que proposée par les professionnels.

Dans un communiqué, l’INAO réaffirme les “règles essentielles et spécifiques” de la fabrication du Camembert de Normandie telle que l’utilisation exclusive de lait cru, l’empresurage en bassine, le moulage fractionné en 5 fois d’un caillé non brisé, la durée minimum d’affinage en hâloir et l’emballage en boîte de bois.

C’est de cette règle précise du lait cru qu’entendaient s’affranchir les groupes Lactalis-Besnier (camemberts Lepetit) et Isigny Sainte-Mère pour fabriquer leurs produits avec du lait chauffé ou filtré.

Les industriels avaient invoqué des prétendus risques sanitaires pour justifier leurs demandes.

Mais l’Agence de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) n’avait pas estimé nécessaire de recommander des critères microbiologiques pour la plupart des bactéries potentiellement dangereuses. Pas de pasteurisation du lait cru, juste de bonnes règles d’hygiène (télécharger l’avis de l’AFSSA, format PDF).

Que vont faire les industriels ? Modifier leurs lignes de fabrication pour se conformer au cahier des charges ou quitter l’AOC comme ils le prétendaient dans leurs menaces ?

Prochaine étape pour le Camembert : soumission du cahier des charges de l’appellation au gouvernement pour homologation..

 Il n’est de Camembert qu’au lait cru !


Source :

L’institut national de l’origine et de la qualité (INAO) a tranché le 4 juin en faveur de la révision du cahier des charges de l’appellation d’origine protégée (AOP) “Camembert de Normandie” telle que proposée par les professionnels.

Dans un communiqué, l’INAO réaffirme les “règles essentielles et spécifiques” de la fabrication du Camembert de Normandie telle que l’utilisation exclusive de lait cru, l’empresurage en bassine, le moulage fractionné en 5 fois d’un caillé non brisé, la durée minimum d’affinage en hâloir et l’emballage en boîte de bois.

C’est de cette règle précise du lait cru qu’entendaient s’affranchir les groupes Lactalis-Besnier (camemberts Lepetit) et Isigny Sainte-Mère pour fabriquer leurs produits avec du lait chauffé ou filtré.

Les industriels avaient invoqué des prétendus risques sanitaires pour justifier leurs demandes.

Mais l’Agence de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) n’avait pas estimé nécessaire de recommander des critères microbiologiques pour la plupart des bactéries potentiellement dangereuses. Pas de pasteurisation du lait cru, juste de bonnes règles d’hygiène (télécharger l’avis de l’AFSSA, format PDF).

Que vont faire les industriels ? Modifier leurs lignes de fabrication pour se conformer au cahier des charges ou quitter l’AOC comme ils le prétendaient dans leurs menaces ?

Prochaine étape pour le Camembert : soumission du cahier des charges de l’appellation au gouvernement pour homologation..

 Le vin, un produit bientôt interdit ?


Source :

Vinrouge Est-il interdit de parler de vin sur un blog ? C'est ce dont s'inquiète Guillaume sur Vins de Loire à la suite de condamnations obtenues sur plaintes de l'ANPAA, l'Association nationale de prévention en alcoologie et en addictologie.

Entre faire l'apologie de l'alcoolisme et parler du vin, ce produit du terroir, pivot de la gastronomie et de la culture française, il existe une petite nuance, non ?

Comment défendre le vin, alors que la protection de la jeunesse est mise en avant pour justifier ces condamnations. Pourtant, les jeunes qui s'alcoolisent le week-end se "bourrent-t-ils la gueule" au vin ? Il me semble que c'est plutôt avec de la bière ou avec des alcools industriels.

Vins de Loire a donc raison de s'alarmer car on assiste, en effet, depuis quelques années, à une dérive hygiéniste aussi stupide qu'inappropriée. Cela commence par des amalgames douteux entre le tabac, les drogues douces et le vin.

Amalgame car, si le tabac ou la marijuana sont toxiques dès la première bouffée, le vin n'est toxique que s'il est consommé en trop grande quantité. Certains médecins lui ont même trouvé des vertus thérapeutiques à doses raisonnables. Et si l'ANPAA écrit que " l'acoolisation commence avec le premier verre", est-il honnête de lier le p'tit coup de rouge raisonnable, la cirrhose, le delirium tremens, le suicide et l'accident de voiture ?

Amalgame encore car un verre ou deux de vin consommés dans un repas n'entraînent pas automatiquement d'accoutumance ni d'addiction.

Bien sûr que le l'abus de vin peut être dangereux pour la santé. Evidemment qu'il est criminel de prendre le volant après avoir bu trop de vin. Et je sais bien que l'alcoolisme est un fléau. Aucun esprit sensé ne dira le contraire.

Mais les abus hygiénistes des ligues de vertus modernes et leurs méthodes répressives commencent à nous chauffer les oreilles. Beaucoup plus qu'un petit verre de vin.

Et si, en plus, ils laissent aller trop loin leurs pulsions liberticides, nous pourrions bien nous fâcher. Tout rouge.

(Photo de )

 Le vin, un produit bientôt interdit ?


Source :

Vinrouge Est-il interdit de parler de vin sur un blog ? C'est ce dont s'inquiète Guillaume sur Vins de Loire à la suite de condamnations obtenues sur plaintes de l'ANPAA, l'Association nationale de prévention en alcoologie et en addictologie.

Entre faire l'apologie de l'alcoolisme et parler du vin, ce produit du terroir, pivot de la gastronomie et de la culture française, il existe une petite nuance, non ?

Comment défendre le vin, alors que la protection de la jeunesse est mise en avant pour justifier ces condamnations. Pourtant, les jeunes qui s'alcoolisent le week-end se "bourrent-t-ils la gueule" au vin ? Il me semble que c'est plutôt avec de la bière ou avec des alcools industriels.

Vins de Loire a donc raison de s'alarmer car on assiste, en effet, depuis quelques années, à une dérive hygiéniste aussi stupide qu'inappropriée. Cela commence par des amalgames douteux entre le tabac, les drogues douces et le vin.

Amalgame car, si le tabac ou la marijuana sont toxiques dès la première bouffée, le vin n'est toxique que s'il est consommé en trop grande quantité. Certains médecins lui ont même trouvé des vertus thérapeutiques à doses raisonnables. Et si l'ANPAA écrit que " l'acoolisation commence avec le premier verre", est-il honnête de lier le p'tit coup de rouge raisonnable, la cirrhose, le delirium tremens, le suicide et l'accident de voiture ?

Amalgame encore car un verre ou deux de vin consommés dans un repas n'entraînent pas automatiquement d'accoutumance ni d'addiction.

Bien sûr que le l'abus de vin peut être dangereux pour la santé. Evidemment qu'il est criminel de prendre le volant après avoir bu trop de vin. Et je sais bien que l'alcoolisme est un fléau. Aucun esprit sensé ne dira le contraire.

Mais les abus hygiénistes des ligues de vertus modernes et leurs méthodes répressives commencent à nous chauffer les oreilles. Beaucoup plus qu'un petit verre de vin.

Et si, en plus, ils laissent aller trop loin leurs pulsions liberticides, nous pourrions bien nous fâcher. Tout rouge.

(Photo de )

 Ces fromages qu'on assassine


Source :

Joli documentaire de Joël Santoni et Jean-Charles Deniau hier soir sur France 3, à propos de Ces fromages qu'on assassine (voir l'extrait vidéo).

Pendant 1h30, on a accompagné Périco Légasse, jounaliste gastronomique, et Eric Svensson (ancien chroniqueur Suédois de Christine Bravo), candide de service, dans leur quête du fromage au lait cru.

De Camembert (chez François Durand, dernier producteur au lait cru de la commune qui transforme la production de ses vaches) au pays Basque, en passant pas la Savoie, le Jura, l'Italie et les Etats-Unis, on a pu suivre des méthodes ancestrales de production. Comme le rappelle un intervenant, depuis 3000 ans que l'on fabrique et consomme du fromage au lait cru, cela se saurait si c'était mauvais pour la santé.

Bien que de léger parti pris, le reportage fait un point précis et détaillé, en France et à l'étranger, sur la fabrication du fromage au lait cru et les dangers qui pèsent sur ce monument de la gastronomie et de la culture française (voir le 1er article de Zevillage sur le camembert).

Honnêtement, le documentaire fait tomber 3 idées reçues :

  • le lait cru n'est pas dangereux pour la santé. Voir en particulier le délicieux moment de l'interview de la responsable de l'Agence française pour la sécurité sanitaire des aliments (AFSSA). Elle estime dangereuse la manière dont Lactalis et Isigny instrumentalisent la sécurité alimentaire pour faire avancer leurs attaques contre le fromage au lait cru sans fondement.
    Voir également dans le reportage la vraie histoire du soit-disant Epoisses tueur, en 1999. Montage sensé démontrer le risque pour la santé du fromage au lait cru !
  • l'Europe ne veut pas la mort du fromage au lait cru. Ou, plus exactement, elle a assouplit sa position et a compris les enjeux culturels et gastronomiques de cette production et a mis en place plusieurs dérogations à la réglementation.
  • les Etats-Unis revoient leur position sur le lait cru. La production s'organise et l'on pourrait même voir arriver leur production en Europe. Il n'est qu'à se souvenir de leur réussite dans le domaine du vin.

Quels risques alors pour ces fromages si tout n'est pas si noir ?

Un risque culturel d'abord, une perte du goût chez les consommateurs, un disparition des savoir-faire et des producteurs au profit de produits industriels mièvres. Une tradition du bon goût sur laquelle joue l'industrie agro-alimentaire où l'absence de qualité est compensée par une valeur ajoutée marketing.

Voir à ce propos, dans le documentaire, l'interview de la directrice associée de l'agence de publicité DDB qui commente sa publicité pour Lepetit. Très tendancieuse, elle joue sur l'ancienneté de la marque et d'une recette, sur le terroir alors que le reportage de France 3 montre une réalité du "moulage à la louche" bien différente.
Voir aussi les propos de Philippe Lepetit, descendant des fondateurs de la célèbre marque revendue à Lactalis, sur les conséquences de la pasteurisation du lait.

Un risque sanitaire ensuite (et oui) car la pasteurisation affaiblit nos défenses naturelles. C'est tout bénéfice car nous devrons ensuite consommer des yaourts enrichis en bactéries et des compléments alimentaires pour compenser ces carences.

Un risque économique enfin: la disparition d'une filière ouvre la porte à des productions venues d'ailleurs. Au moment où la demande des consommateurs tend vers plus de naturel, plus d'authenticité, est-ce bien malin ?

 Nos terroirs sont-ils foutus ?


Source :

Soireeterroirsarte Arte consacre la soirée de ce mardi 13 novembre pour tenter de répondre à cette question qui nous taraude tous : nos terroirs sont-ils foutus ?

La page de présentation de cette soirée Thema fait d'ailleurs la part belle à la vache normande et au Camembert récemment violenté par des industriels.

Un programme intéressant qui semble faire la part des choses au milieu des idées reçues sur les métiers et sur la mondialisation.

Il est intéressant de constater que plus la mondialisation et les échanges internationaux s'accroissent, plus nous ressentons le besoin de racines et de terroir. Et si, finalement, les uns et les autres pouvaient cohabiter ?

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